Inde

Désert du Thar, pas à pas avec les dromadaires

Écrit par Camille

Le désert du Thar se situe à l’extrême nord ouest de l’Inde, dans l’état du Rajasthan, le pays des rois. Cet état est le plus grand de toute l’inde. Sa capitale est Jaipur, la ville rose.

Nous avons 17 jours pour découvrir cet état sec mais chaleureux, avec pour objectif de s’arrêter à Jaipur, Udaipur, Jodhpur et Jaisalmer. Nous vous raconterons chacune de nos étapes dans des articles à venir, mais nous commençons aujourd’hui par notre périple dans le désert du Thar.

Désert du Thar

Nous avons passé deux mois en Inde et nous rêvions depuis longtemps déjà de voir le désert, qui plus est, à dos de dromadaire. Lorsque nous nous en approchons, l’excitation se fait ressentir. Le désert transporte son lot de mystère et fait rêver. Nous imaginons les étendues de sable, les dunes, la chaleur sur notre peau, la beauté des paysages…

Pour entrer dans ce désert, nous devons passer par Jaisalmer, une ville fortifiée située à 100 km du Pakistan. La chaleur se fait fortement ressentir mais elle est sèche, malgré la mousson.

Jaisalmer

Dès notre arrivée dans la ville, nous sommes accostées de toutes parts par des rabatteurs. Un petit conseil lorsque vous voyagez en Inde, réservez votre hôtel avant d’arriver dans une ville. Cela vous permet de savoir où vous voulez aller directement à la descente de votre train, et d’éviter les harcèlements des rabatteurs. Parfois, les hôtels vous proposeront même de venir vous chercher, autant en profiter !

Notre hôtel nous propose tout de suite des safaris pour le désert. Le prix pour ce safari ne cesse de baisser face à notre réticence affichée. Nous ne voulons pas choisir le safari via notre hôtel car nous savons qu’ils prennent une très grosse marge, et que le prix est un peu à la tête du client. Sachez qu’en Inde tout se négocie. Les indiens peuvent être très insistant et faire mine de ne pas comprendre lorsque vous n’êtes pas intéressés. Il faut toujours garder le sourire et son calme, mais rester ferme sur ses positions. Vous n’êtes obligés de rien, et montrer votre désintérêt vous permettra souvent d’obtenir des prix plus abordables. Même si l’Inde n’est pas chère comparée à nos habitudes occidentales, c’est important de demander le prix juste.

Une fois bien installées, nous partons à la recherche d’organismes qui nous permettront de faire notre safari. Nous mettons le cap sur la vieille ville qui se trouve dans un fort haut perché, et nous y trouvons beaucoup de touristes, mais une ambiance détendue, avec une multitude de petits commerçants et de ruelles étroites. Après avoir rencontré tous les organismes cités dans notre guide pour pouvoir comparer, nous signons avec Ganesh Travel (informations à la fin de cet article) pour deux jours et une nuit dans le désert à dos de dromadaire.

Départ le lendemain matin à 7 heures, nous avons hâte d’y être. Nous passons donc le reste de la journée à faire des emplettes pour se préparer au désert (vêtements couvrants mais fins pour se protéger du soleil). La veille au soir, nous dégustons des mangues sur le toit de notre hôtel en se faisant des films sur ce qui nous attend.

Et voilà, le grand jour est arrivé. Comme promis, une jeep nous attend devant notre hôtel. Nous sommes un groupe de onze personnes, toutes nationalités confondues : des suisses, des suédoises, des canadiens et une chinoise que nous surnommerons l’astronaute à cause de sa combinaison qui la couvre des pieds à la tête pour se protéger du soleil. A savoir, n’allez pas dans le désert en tongs et en short, mais des chaussures fermées et un pantalon de lin suffisent.

Les dromadaires au départ

Il est maintenant temps de monter sur les dromadaires. C’est un peu impressionnant. Chacun transporte une partie des vivres pour le périple. Pour ma part, j’ai les œufs derrière le dos : grosse pression ! Et le périple commence : nous nous arrêtons un instant pour faire boire les animaux, puis dans un village censé être typique mais qui n’est pas digne d’intérêt.

Notre cordée

Point d’eau pour les dromadaires

Enfant du désert

Après deux ou trois heures de paysages de maquis et étonnement d’éoliennes, nous trouvons un gros arbre pour nous manger. L’eau est brûlante mais on boit avec plaisir. Le repas est préparé sous nos yeux, et même s’il est simple (chapatis et légumes), nous l’apprécions. De toute manière, la chaleur coupe l’appétit. Nous sommes dans un autre monde, un autre temps. La pause dure deux heures mais nous n’avons pas vu le temps passer. Il est déjà temps de repartir pour trois heures avant le campement du soir. Les chameliers ne sont pas très communicants avec nous, mais ils rigolent beaucoup entre eux, ce qui nous donne du baume au cœur car leur métier est vraiment difficile. Tandis que nous sommes sur des dromadaires, ils font tout à pied à une allure impressionnante, en ne buvant rien ou presque.

Préparation du déjeuner par les chameliers

La pause des dromadaires

Vers 18 heures, nous apercevons enfin les dunes. Le coucher de soleil est magnifique. Bizarrement, on se sent à notre place dans cet environnement très aride, et on ne souffre pas de la chaleur. Après manger, nous prenons place dans nos couchages pour la nuit : des couvertures très épaisses posées à même le sol. Des chiens rodent toute la nuit pour éloigner les éventuels serpents. Sur ce point, on fait confiance à nos chameliers !

Arrivée dans les dunes

Désert de sable

Coucher de soleil du désert

La rosée du matin rend tout très humide mais nous n’avons pas eu froid pendant la nuit. Il est 6 heures du matin, nous pouvons donc profiter du lever de soleil. On resterait là pendant des heures, mais il est déjà temps de partir. Le groupe se sépare en deux car certains continuent la route plus loin. On retrouve avec plaisir nos dromadaires, même si nos fessiers commencent à souffrir un peu. Pour la petite anecdote, il nous a été difficile de descendre de nos dromadaires pour la pause déjeuner. Les chameliers se détendent un peu à la fin du voyage. L’un d’eux est même monté derrière moi, alors qu’il tenait un chameau en apprentissage disons un peu turbulent. Coté positif, j’ai eu droit à un guide personnel pendant un temps !

La fin du voyage est déjà là. Ce safari est vraiment l’occasion de se reposer, de se relaxer et de se retrouver avec soi-même. Nous avons eu la chance de réaliser un rêve et nous en garderons un excellent souvenir.

La douche du soir est salvatrice, et nous partons directement à la gare pour attendre notre train pour Jodhpur, que nous vous ferons découvrir dans un article très prochainement.

Informations complémentaires :

Ganesh Travel : On Fort, Behind Jain Temple, Jaisalmer. Téléphone 250138

http://ganeshtravel.blogspot.fr/

Qui suis-je ?

Camille

Spécialiste échappées belles, son terrain de chasse : les capitales où elle traque sans relâche les meilleurs restaurants, bars et oreillers du monde.

Ses voyages : Entre amis, les pieds dans l’eau ou dans la boue. Gros faible pour les festivals et la culture.

Zone de prédilection : l’Europe et l’Amérique

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