Monde

Partir ou rester : le courage de voyager

Écrit par Claudia

« Chers Baroudeurs,

Je viens de finir mes études et j’hésite. Une entreprise m’a proposé un CDI dans ma région. La mission est intéressante mais je ne sais pas si je dois accepter. Je suis jeune et je voudrais partir à l’étranger un ou deux ans. Je ne sais pas si j’aurai le courage de voyager. J’en ai envie mais je ne suis pas sûre de ne pas le regretter. Comment se décider ?

En tout cas, bravo, il en faut du courage pour partir comme tu l’as fait. »

Agnès

1. Le courage de voyager

Je me souviens du premier déménagement. On m’avait parlé d’une ville, du nom d’un autre pays qui sonnait vide. La cuisine était envahit de grosses cantines en fer, tantôt vertes, tantôt grises où on empilait par couches successives nos souvenirs comme autant de fardeaux d’hiver. On a dit au revoir. Aux amis, au jardin, aux rues et aux parfums. Papa a décroché la balançoire où, pour la première fois, j’ai volé.

J’ai appris à partir comme d’autres apprennent à marcher. Je parle voyage comme d’autres parlent anglais. Je ne compte plus le nombre de fois où l’on m’a dit : « Il en faut du courage pour partir comme tu l’as fait ». « Et tout recommencer ». Au fond, je crois que ça me flattait.

Couchsurfing chez Sapri en Indonésie, 2010

Dans ma toute petite vie, j’ai déménagé plus de 20 fois. J’ai habité dans 8 pays, sur 5 continents. Je n’ai jamais tout recommencer.

Je me suis sentie plus légère, à chaque départ, un temps. Comme s’il était plus facile de caser son avenir dans un bagage à main. En vérité, souvent, j’ai regardé mes amis s’aimer, se marier, se détester et malgré tout s’accrocher avec une certaine envie.

« Un jour, je partirai » ; c’était une rengaine infernale, un remède contre l’ennui et la peur de ne pas vivre assez.

Danse Akha chez Ama – Thaïlande, 2011

2. Le courage de rester

Sans crier gare, mes valises se sont posées à Paris il y a deux ans. Je me souviens avoir frissonné lorsque j’ai signé un contrat à durée indéterminée, parce qu’il n’y avait pas de fin programmée.

Ce soir, tu m’as écrit Agnès. J’ai ouvert des dossiers d’un vieux disque dur pour te prouver les bienfaits du voyage, te dire à quel point c’était super et pourquoi tu ne regretteras jamais. J’ai préparé un bel article, bien ficelé, en trois points, avec une conclusion qui en jetait.

En choisissant mes images, je suis tombée sur la photo de cette petite fille qui avait promis que, quand elle serait grande, elle ne s’arrêterait jamais de voyager.

Sur la route de Garoua – Cameroun, 1992

Je me suis demandée si je ne l’avais pas trahie, si je n’étais pas devenue une poule mouillée, quelqu’un qui a peur de partir, et qui se cherche des excuses. Des « pas tout de suite », des « pas toute seule« , des « pas assez » d’argent, de temps, de volonté.

A y regarder de plus près, on recommence tous les jours, ici ou ailleurs. Prendre des coups, se relever. Voir le beau dans un détail du quotidien, chercher toujours, sourire au bonheur simple d’un lendemain. Voir son patron, le détester, le voir encore, le comprendre davantage. Accepter qu’aujourd’hui la balançoire, c’est vous qui la pousser. Dire merde, payer un autre tour et s’envoler. Il en faut du courage pour rester.

Quand Paris s’éveille, France, 2015

En réponse à votre question, chère Agnès, je me sens bien con. C’est peut-être finalement vous qui m’avez le plus aidé.

Alors, à choisir, entre partir ou rester, en bonne normande, je vous conseille de ne pas renoncer.

Les Baroudeurs à New York (2015)

Les Baroudeurs à New York (2015)

 

 

 

Qui suis-je ?

Claudia

Spécialiste papilles et trek, elle marche pour nous de la Tasmanie à la Réunion et teste les voyages, les bons plans restaurants et les sports à la mode.

Ses voyages : Seule, à pied ou à vélo. Gros faible pour les immersions en communauté, les plats pimentés et les hauts sommets.

Zone de prédilection : l’Afrique et l’Asie

27 Commentaires

  • Oui oui oui, moi je dis oui, joli article ! touchant et très mignonnes tes photos ! On reconnaît déjà la baroudeuse !!!
    Tu as déménagé aussi avec tes parents quand tu étais petite ou à chaque fois seule ???

    Pour moi, il est clair qu’il FAUT partir, ne serait-ce déjà pour voir autre chose, s’enrichir, devenir curieux de la vie et à 20 ans, mon dieu, je dis oui et oui !! LOL… je me suis retrouvée en couple à 22 ans (ça a duré 8 ans) mais surtout agoraphobe. Donc, pendant près de 15 ans, c’était même pas envisageable de songer à partir longtemps et seule !
    Jusqu’au déclic, jusqu’aux déclics de la vie, jusqu’à la perte d’être chers où là on se dit qu’il faut vivre ses rêves et vite ! La quarantaine approchant, je suis encore et toujours convaincue… et je ne renonce pas… mais c’est différent… forcément ! 😉

    Partir oui, mais il faut savoir pourquoi, je pense !
    Avec les années, on a ce fichu truc dans le cerveau qui tourne en boucle et qui dit : « mais tu vas faire comment ? », « t’es sure ? » et « si tu y arrives pas ? » – « on ne vit qu’une fois! » La vie est faite de choix … choisir c’est aussi renoncer… et je suis dans ce tourbillon là, mais je ne renonce pas ! non jamais … 😉

  • Très bel article ! Effectivement, il faut oser partir mais aussi savoir à un moment rentrer, poser ses valises et voir que le quotidien, parfois c’est bien aussi.
    Quand je suis partie la première fois pour un an à l’étranger, on m’a dit : tu es sure ? Mais la Chine c’est loin, c’est dangereux non ?
    Et quand je suis rentrée en France après 5 ans de vie à l’étranger, on m’a alors dit : mais tu n’as pas envie de repartir ? A quand le prochain pays ?
    Finalement, quand on est en voyage, la France et ce qui va avec qui manque parfois. Et quand on rentre, c’est l’ailleurs. Il faut alors savoir s’adapter et profiter de là où nos pieds sont posés, que ce soit ici ou à l’autre bout du monde.
  • EXACTEMENT. Quand on est heureux, qu’importe que l’on soit ici ou ailleurs.
    Revenir, c’est grandir et savoir faire des concessions. C’est peut-être apprendre à repartir aussi mais cette fois, sans fuir, juste pour le plaisir de découvrir.
  • Je te rejoins ! J’ai également écris là dessus, tellement j’étais étonné (voir un peu irrité) d’entendre des « tu en as du courage ».
    Je ne crois vraiment pas, mais alors pas du tout que ce soit faire preuve de courage que de partir en voyage au long cours. Au final, en quoi est-ce courageux d’aller se faire plaisir, de prendre du temps pour soi, pour découvrir les autres, pour assouvir ses envies ?
    Au fond, ne serait-ce pas plutôt une question d’envie que de courage ?
    Bel article en tout cas !
  • C’est ça. Il faut savoir taire les fausses peurs, celles dont tu parles et qui nous font renoncer.
    Mais il faut aussi apprendre à rester parfois, à faire des pauses pour prendre du recul et réaliser que le quotidien peut avoir du bon.
    Je voulais surtout déculpabiliser les personnes qui se sentent faibles car elles n’arrivent pas à partir car pendant longtemps, j’étais incapable de rester, par peur aussi je suppose.
    J’ai beaucoup déménagé enfant avec mes parents, qui m’ont trimballé un peu partout dans le monde. Et naturellement, j’ai continué seule après 😉
  • Tu as raison .
    C’est peut-être la capacité de s’écouter et de savoir ce qu’il nous faut.
    A certains moments, c’est rester parce qu’on est heureux, qu’on se sent bien dans une ville et dans un boulot. Et parfois, c’est partir, se mettre un peu entre parenthèse et aller glaner ailleurs des idées, des rencontres, du plaisir pour se retrouver un peu.
    Je crois que dans le monde où on vit, dire stop, s’occuper un peu de soi, voyager, ça demande un certain courage. C’est un peu aller à l’encontre de ce qu’on nous demande : être carriériste, aller au bout, être fort, créer, produire.
    Il faut être fort pour assumer de faire un tour du monde « par envie » en dépit des critiques de certains, comme il faut être fort pour dire qu’on ne veut pas partir.
  • Qu’il est beau ce texte !

    Je suis assez d’accord sur le fait qu’il n’y ait pas de « courage » ou de « chance » d’aller barouder quelques mois ou quelques années, j’ai même plutôt l’impression que c’est souvent une décision tout à fait égoïste (dans le sens penser d’abord à soi), qui germe d’une envie.

    Je trouve aussi qu’il est parfois plus difficile de rester dans un boulot à durée indéterminée comme tu dis, sans savoir quand et comment repartir. A ceux qui trouvent le voyage flippant, perso c’est la routine dans cette cage dorée qu’est le CDI qui me fait le plus flipper… Adieu douce Liberté 😉

    Enfin, je trouve aussi qu’une fois qu’on a un peu voyagé, on se rend compte que le voyage et l’aventure sont finalement partout, et même parfois au coin de la rue… qu’il s’agit finalement d’une philosophie de vie à adopter…

  • C’est exactement ce que je disais à un français croisé à Varanassi. Il était en Inde pour ses vacances puis rentrait en France. En lui expliquant notre voyage de plusieurs années il me disait : « Quel courage de partir comme ça ». Je lui répondais : « Non c’est toi qui est courageux de rester, de te lever tous les matins pour revoir les mêmes têtes, avoir les mêmes sujets de conversations, faire la même chose… ». Je ne sais pas vraiment ce qui c’est passé dans sa tête mais il en est resté sans voix avec un léger sourire.
  • quel beau billet. Toujours plein de sincérité et j’aime. Encourager le voyage ou pas ?
    Suivre ses intuitions, ses envies, découvrir sans cesse, partager ses découvertes, ça relève déjà d un grand voyage !
    Ailleurs dans des contrées lointaines ou dans son confort confine chez soi, tout est voyage. Mais je reste convaincue qu il arrive toujours un moment ou le goût de voyager loin et ailleurs s estompe pour laisser place à d autres voyages… Un moment ou on se dit : « plus envie de courir la planète mais juste s émerveiller avec ce qui nous entoure au quotidien ». Un moment ou l adage :  » il y a un temps pour tout  » prends justement tout son sens.
    Seul mot d ordre : pas de questionnements et se laisser guider par son instinct….
  • Bien sûr !
    Pour moi, voyager c’est autant prendre l’avion qu’aller voir un film tchèque à deux pas de chez moi. Voyager, c’est aller à la rencontre de l’autre. Les paysages, c’est ce qui s’oublie le plus vite finalement.

  • Tout à fait d’accord Fabien.
    J’ai enfin signé mon premier CDI, à 28 ans et il m’en a fallu du courage pour le faire, aussi bizarre que ça puisse paraître à certains.
    J’admire les personnes qui voyagent parce qu’il y a quelque chose de beau à glisser de pays en pays, de se détacher du matériel et de prendre du recul…tout autant que ceux qui sont capables d’acheter un appartement et de dire « chez moi ».
  • Bon billet !
    J’ai l’impression d’être en permanence habité par ce dilemme qu’est le « partir » ou « rester » depuis mes premiers pas à l’étranger en Erasmus. Finalement, là ou je définirais la notion de courage cela serait dans la proportion de l’individu à surmonter une chose qui est une étape pour lui. En ce sens, faire ses valises et attire à l’étranger pour mener une nouvelle vie peut être moins insurmontable pour un baroudeur que de s’implanter dans la capital de son pays pour rejoindre un bureau avec un boulot fixe pour lui.
    De mon côté l’envie de partir est toujours là (et je me dis que je vais le regretter si je n’en profite pas assez). Mais il y a toujours la réalité et les contraintes qui vous rattrapent à un moment donné (l’aspect professionnel et l’aspect économique par exemple). Difficile de concilier le tout.

    ps: sympa le nouveau site ! XD

  • Ce que tu dis est vrai, aujourd’hui, partir faire le tour du monde, c’est sexy, ça en jette, ça fait rêver. Mais quand il s’agit de le faire « pour de vrai », les choses se compliquent. Je suis partie l’année dernière, et tous les gens que j’ai rencontré m’ont dit « tu as de la chance ». Selon moi, c’est loin d’être une chance, c’est une décision, et du travail. J’ai économisé pendant un an, quitté CDI, sécurité et stabilité pour partir, sans savoir ce que j’allais trouver derrière. Alors à ces gens qui me disent « tu as de la chance » je leur répond qu’ils peuvent le faire eux aussi, question de volonté. Mais pour ces gens, la réalité, c’est que la sécurité est plus importante, ou la source de leur bien-être est ailleurs. Je me souviens de cette amie qui m’a dit « je sais pas comment tu fais, moi, travailler ça me manquerait trop ». Elle a préféré acheter un appart et construire sa carrière. Je pense que c’est à chacun ses choix et ses envies, l’important est de suivre son instinct et son soi profond ! Courage de partir ou courage de rester : pour moi, il n’y a pas de courage, il n’y a que des chemins de vie que l’on choisit pour soi, parce que la vie est courte et qu’on n’a pas de temps à perdre dans une vie qui n’est pas la nôtre.

  • Merci pour le nouveau site, super boulot 🙂
    Moi aussi je suis toujours entre le partir et le rester mais aujourd hui,je n ai plus l impression de ne pas vivre ou de perdre mon temps quand je reste. Je vis aussi intensement le quotidien que le voyage et que c est bon !
  • Tout à fait d accord, c est une question de choix. Voyager ou rester est tout aussi louable, du moment que l on va au bout de son choix, meme si ca fait peur parfois 😉
  • Bel article en effet, et mon sentiment c’est que si l’envie de partir « titille », il faut y aller …
    J’ai 63 ans, à 18 ou 19 ans, lorsque j’ai commencé ma vie d’adulte, j’avais une très forte envie d’aller rejoindre une cousine qui travaillait au Sénégal, et… je suis restée car étant fille unique, je laissais seuls mes 2 parents, ensuite je me marie avec quelqu’un à qui on propose un poste en Egypte, nous sommes encore restés car lui aussi était enfant unique … C’est un des regrets de ma vie ! j’essaie de compenser par des longs voyages au bout du monde mais ce n’est pas la même chose.
    Je dirais, avec le recul, que l’essentiel est de réaliser les choses et de vivre les aventures, au moment où on en a envie sans trop se poser de questions, ce n’est certainement pas que « l’herbe est plus verte ailleurs » mais il faut savoir écouter ce qu’il y a au fond de nous-mêmes.
  • Très bel article, abordant joliment un sujet souvent oublié.

    Je n’ai pas eu une enfance aussi voyageuse que la tienne, ayant passé les 20 premières années de ma vie au même endroit, mais j’ai toujours eu ce désir de voyager en moi, et par la suite j’ai pas mal vadrouillé, ayant eu la chance de vivre dans 6 pays différents. Ces voyages et les rencontres allant de pair m’ont vraiment permis de m’épanouir, mais alors que partir me semblait de plus en plus facile, rester quelque part est devenu de plus en plus difficile, voire impossible.

    Les raisons à cela étaient multiples mais il y en avait 2 principales: la peur de ne pas vivre assez, dont tu parles fort justement, et la peur d’affronter la routine et la vie “sédentaire”.
    Partir demande beaucoup de courage au départ, mais une fois la machine en route, c’est juste du plaisir: tout naturellement et sans trop d’effort, on rencontre des gens, on découvre des lieux. Rester c’est différent: ça force à affronter la routine et à aller chercher la découverte dans son environnement, même si à première vue il ne semble rien avoir de spécial à proposer. Longtemps j’ai eu peur de rester a cause de cela, et vaincre cette peur a été bien plus difficile que vaincre la peur de partir.

    Aujourd’hui je suis toujours dans ce dilemme Partir/Rester (j’ai la chance d’avoir un travail me permettant de déménager sans trop de problèmes), mais je sais que, si les 2 sont difficiles et demandent du courage, les 2 feront partie de ma vie, à des périodes différentes. L’important c’est d’être heureux et de ne pas avoir de regrets, de trouver son équilibre et de chérir la rencontre avec l’autre, que ce soit au Monoprix au coin de la rue ou durant un trek à l’autre bout du monde. Comme tu le dis en commentaire, quand on est heureux, qu’importe que l’on soit ici ou ailleurs.

  • Je pense que le vrai courage est aussi d’admettre ce que personnellement on veut maintenant. Rester maintenant alors que sous prétexte d’avoir moins de 25 ans et pas d’enfants on devrait voyager. Voyager maintenant alors qu’on a 30 ans et un enfant et qu’il serait temps de se poser.
    Prendre une décision, la tenir et se rappeller qu’il n’y a aucun problème à changer d’avis demain ou dans 5 ans.
  • Bonjour
    Ravie de voir un commentaire à toi ici 😉
    Comme tu le dis, partir demande du courage car cela réveille des peurs en nous. Mais une fois dans l’avion, pour un départ en vacances longues ou une expatriation, tout se fait très naturellement.
  • Merci pour ce très bel article, ça me motive encore plus à voyager!
    J’ai déjà vécu 1 an en Australie puis je suis rentrée et j’ai trouvé un CDI.., maintenant il faut sortir de ce confort et re partir à l’aventure, car oui il faut écouter ce qui se trame au fond de soi… 🙂 même si la peur est là, peur de partir loin de sa famille, de ses amis, de ses habitudes..qu’un jour je revienne et que plus personne ne soit là ! mais bon dans chaque nouvelle chose il y a toujours une période d’adaptation et après tout va mieux!
  • Il ne faut vraiment pas hésiter sur le fait de partir ou de rester.
    Ce monde a tellement de chose à montrer, tellement de merveilles inconnues de nos yeux.
    Une citation me vient « Le vent se lève, il faut tenter de vivre ! « .
  • Tu as tout à fait raison. Je pense qu’il faut suivre ses envies. Il y a néanmoins un temps pour chaque chose. Et il y a un temps dans la vie d’un voyageur où l’envie de rester est plus forte que celle de repartir. Dans ce cas, il faut également savoir l’écouter et se déculpabiliser de ne pas voir le monde entier et que certaines vérités sont atteintes dans la stabilité.
  • J’hésite depuis très longtemps à partir « pour de bon ». Sans même penser à un éventuel retour. J’ai repris mes études il y a deux ans et j’ai loupé ma deuxième année. Je me demande franchement si je dois persister et terminer quelque chose pour partir l’esprit plus léger avec un sentiment d’accomplissement ou si je dois juste m’écouter et partir… Dur dur parfois…
  • Tout dépend si ces études te tiennent à coeur. Mais c’est en effet une question à ne pas prendre à la légère.
    J’ai vu certains partir juste après le bac, dans l’idée de se trouver, et reprendre ensuite des études une fois qu’ils avaient une meilleure idée de ce qu’ils voulaient faire. Pour eux, l’expérience s’est révélée concluante. Mais il y a malheureusement aussi ceux qui reviennent après quelques années de bonheur et de liberté à l’étranger, avec un cv de petits boulots, et qui une fois en France ne trouvent plus leurs repères et sont amers d’avoir, pour quelques années, parier toute leur vie professionnelle.
    La meilleure façon de prendre la bonne décision, je pense, c’est de te poser cette question : Es-ce que je pars pour découvrir autre chose ou es-ce que je pars pour fuir ?
    Dans le second cas, mieux vaut rester. Tant qu’ils ne sont pas résolus, nos problèmes nous suivent même à l’étranger 😉

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