Récit d’un voyage à vélo à Bali : de Paris à Jimbaran

Arrivés à Jakarta, épuisés par les 11h00 de vol et les 11h00 d’attente à l’aéroport avant de pouvoir reprendre l’avion à nouveau, nous sautons dans un taxi pour aller directement à l’hôtel (240 000 rp).

Trajet en avion Paris-Denpasar

12h d'escale à Guangzhou (Canton)

12h d’escale à Guangzhou (Canton)

Make Love to the camera... Il avait tiré une de ces têtes le type!

Pas terrible mais ca ira pour la nuit. De toute façon, avec le décalage horaire, ca nous suffira. Le lendemain départ pour Bali, ou nous trouvons un hôtel dans le centre ville (140 000 rp), rue des hôtels pas chers (street diponegoro, au Grand Chandra Hotel. Cour intérieure mais hôtel très cheap. La salle de bain n’est  pas pratiquable et on ne préfère pas l’utiliser, même après un trajet de près de deux jours et demi. On se ressaisit et sortons trouver un « telepon » pour prévenir Regis, notre contact sur place, de notre arrivée. Les gens nous sourient et nous lancent des « Hello,hello ». Tiens, tiens…vu le nombre de touristes qui viennent à Bali…Finalement on trouve l’échoppe telepon mais elle est fermée. On nous propose d’attendre cinq minutes, ce que nous faisons sous les regards interloqués des habitants du quartier. Je pensais que Denpasar était une ville avec un enchainement de buildings mais, au contraire, elle est faite de multiples petites échoppes basses, assez sommaires. Devant chaque maison et boutique, des offrandes de fleurs par terre, devant les portes. On nous avait bien dit que les gens étaient très croyants ici. Cinq minutes plus tard, l’homme qui nous avait indiqué l’échoppe revient. Il frappe un grand coup sur la tôle et crie quelque chose en balinais. Pas de réponse. Mais quelques minutes plus tard, un jeune que nous avons visiblement réveillé, finit par remonter la grille de son magasin. La beauté des plages horaires variables balinaises…Après deux essais, nous arrivons à joindre Regis qui nous explique qu il n’habite pas à Denpasar même mais vers Seminyak, plus au sud, à Berawa exactement. Nous prenons un taxi pour le rejoindre et en savoir plus sur les vélos. Régis, tout comme le taxi, s’étonne de notre choix de ville pour la première nuit. Et on comprend mieux en descendant vers Seminyak que la ville ne soit pas très touristique même si nous ne regrettons pas notre choix.

On finit par arriver chez Régis qui nous donne des conseils des prix de références, prépare les vélos tandis que Louis joue avec les chiens et fait une première rencontre avec les fourmilières indonesiennes… Régis nous propose ensuite de valider notre itinéraire : 25 km par jour pour les débutants, 40 a 50 pour les confirmés. Aie…Ca se confirme. Nous avons peut-être visé un peu haut. Il me propose d’emprunter un chemin un peu plus à l’est que celui prévu pour le premier jour, en passant par les rizières en terrasse de Jatiluwih, pour rejoindre le nord de l’île. Je commence à redouter un peu notre parcours pendant que Louis et Régis parlent cambouis.

Le prix est fixé (4 euros par jour par personne) et nous signons pour le lendemain 7h45. C’est les vacances …

Nous reprenons un taxi vers Denpasar et supprimons pour le moment du trajet la péninsule de Bakit Badung (extrême sud de Bali). J’exprime mon regret à Louis de supprimer Jimbaran ( et surtout les restaurants de poissons grillés de la baie dont j’avais tant rêvé…) Le taxi, surpris de notre demande nous dit d’aller à Jimbaran manger. Il nous attendra puis nous ramènera à l’hôtel (150 000 rp). Nous hésitons : est-ce bien raisonnable avec le décalage horaire et le programme chargé du lendemain ? Mais le taxi lance : « 100 000 rp ok ? « . Finalement, ni une ni deux, Louis accepte et nous repartons vers le sud ! Le taxi nous arrête au restaurant JBS. Ca semble trop chic pour nous mais le cadre face à la mer ( et la vue sur les homards sur le grill) finit par me convaincre. Après tout, le périple n’a pas commencé. Nous serons baroudeurs demain.

Nous avons une des meilleures tables, juste devant la mer. Le cadre est idyllique et les prix exorbitants pour Bali (970 000 rp pour deux).

Micheeeeelle, ma belleeeeeee!

Mais nous réalisons quelle chance nous avons d’être à Bali tous les deux. Menu couple : clams, beignets de calmars, soles grillées, langoustines et homards…et pour faire joli de la soupe et des légumes.

Miamm…C’est magnifique. Un groupe de musiciens passe de tables en tables pour chanter des tubes internationaux adaptés à l’ambiance balinaise. Ils interprètent une version toute particulière de « Eh Jude » des Beatles. On essaye de retenir nos rires jusqu’à ce que le batteur agrémente le refrain de « chalalala’ en nous faisant les yeux doux. C’en est trop: Louis rit maintenant aux éclats et le batteur enroule sa voix d’un peu plus de guimauve tout en souriant . Vient notre tour. « Where are you from ? » « France ». Leurs regards s’illuminent. Ce sera ‘Michelle ma belle’. Ca y est, nous sommes aux anges et leurs petit accent y joue pour beaucoup…

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Informations pratiques :

Louer des vélos ou des motos en Indonésie :

Nous vous conseillons Archipelago Adventures. Nous avons aimé le matériel et l’accueil de Régis. Ses conseils avisés nous ont permis de passer des vacances sans encombres. Il propose la location de matériel sur toute l’Indonésie, alors que la plupart des compagnies se cantonnent à Bali. Il organise également des randonnées en moto ou à vélo pour une journée ou sur plusieurs jours. Le bon point : il reverse une partie de ses bénéfices à une association de sauvegarde de la faune et flore indonésienne. Toutes les informations sont disponibles sur son site internet.

Manger au JBS Bumbu Bali :

Kedonganan Beach, Kuta Bali.

Téléphone : (0361) 701517, 7093940