Indonésie

Récit d’un voyage à vélo à Bali (16)

Ça monte dur pour un 1er jour!
Écrit par Les Baroudeurs

Gravir le Rinjani

Petit-déjeuner sympathique avec vue sur les chutes d’eau de Senaru , un au revoir à Sapri et nous partons, à scooter encore, vers la piste de départ du trek. Nous y retrouvons notre guide, entre-aperçu la veille, Cacatua (le vieux frère), comme l’appelle Sapri. Nous signons le registre d’entrée au parc Rinjani (des rumeurs circulent sur le fait qu’il faille laisser son passeport à l’entrée du parc pour pouvoir y accéder. Rumeurs ! Bien sûr, ne laissez jamais votre passeport à un étranger, même officiel). Malheureusement, plus aucune formalité ne nous retient…Nous partons.

Nous partons très vite, comme d’habitude. Nous avons chacun un sac à dos bien chargé et peu l’habitude de les porter. Mais le paysage est magnifique (fôret tropicale). Les racines s’entremêlent pour créer des marches plus ou moins évidentes à grimper.

Début du sentier Rinjani au départ de Senaru.

Le guide nous apprend les noms des arbres, nous fait goûter aux fleurs de papayers, que l’on mâche avant de les recracher. Le goût est très frais et très agréable. Je fatigue un peu et le sentier commence à grimper sérieusement. Cela fait 4h30 que nous marchons et nous entrevoyons Pos II, le premier arrêt.

Ça monte dur pour un 1er jour!

Les Baroudeurs, Premier jour sur le Rinjani

Je suis un peu désespérée devant le panneau qui indique que nous avons fait 3 km et gravit seulement 900 mètres. Mais on nous sert un thé chaud et les porteurs s’affairent aux cuisines. Il fait un peu froid. Je me réchauffe comme je peux et entame la discussion avec deux sœurs de Lozère, Clémence et Noémie, pendant que Louis surveille de près les cuisines.

Nasi goreng au feu de bois.

Cléclé (comme nous finirons par l’appeler car les guides n’arrivent pas à prononcer son prénom) travaille au Myanmar. Sa sœur l’a rejoint à Lombok pour les vacances. Elle m’avoue, le regard pétillant, avoir du saucisson français dans son sac et m’en propose un bout ce soir dans la tente. Ça  me fait bien marrer et nous continuons à nous présenter le temps du repas (mie goreng: nouilles sautées en bouillon, œufs et légumes). C’est très bon et nous sommes soulagés de voir que nous allons bien manger pendant le trek.

Une fois le repas terminé, nous repartons de plus belle, les porteurs devant (40 kg chacun sur le dos, suspendu à une tige de bambou). Il est 14h00 et la pluie commence à tomber. Elle nous encourage d’abord et notre rythme s’accélère. Mais elle finit par entamer notre moral (nous sommes trempés malgré les K-way) et le sentier n’est plus qu’un torrent de boue. Nous glissons souvent. A 16h00, nous arrivons enfin à Pos III où un carbet en dur a été construit. Les porteurs montent les tentes à l’abri de la pluie. Nous nous séchons en repensant à cette première journée superbe mais bien plus éprouvante que ce que nous pensions. La nuit tombe vite. Nous papotons autour du feu avec Cléclé et Nono tout en regardant les macaques qui lorgnent nos provisions.

Louis, Cléclé, Cacatua et un porteur autour du feu, Rinjani, Indonésie

Les macaques aux alentours du camp, Rinjani, Indonésie

Nous mangeons et partageons notre Bram (vin de riz) avec les filles et les porteurs puis allons nous coucher vers 19h00….

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Qui suis-je ?

Les Baroudeurs

Spécialiste papilles et trek, elle marche pour nous de la Tasmanie à la Réunion et teste les voyages, les bons plans restaurants et les sports à la mode.

Ses voyages : Seule, à pied ou à vélo. Gros faible pour les immersions en communauté, les plats pimentés et les hauts sommets.

Zone de prédilection : l’Afrique et l’Asie

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