Mexique

Des clichés sur le Mexique, mon vol Paris-Cancun avec XL Airways

Cireur de chaussures, Mérida, Mexique
Écrit par Les Baroudeurs

Tous les vols se ressemblent paraît-il.

Cet après-midi, je pars pour le Mexique avec XL Airways. Je suis arrivée à l’heure et par le train. Je n’ai pas cherché mon terminal ni oublier d’imprimer mon billet. Mon passeport se situe exactement dans la poche où je l’ai rangé lui qui, d’habitude, est d’humeur voyageuse. Je n’ai pas fait la queue à la sécurité.

Bien sûr, certaines choses sont immuables. Elles servent de repères, se dire que l’on s’apprête bien à prendre l’avion. J’enlève mes chaussures, j’aurai pu les garder. Je n’enlève pas ma ceinture, la sécurité la pointe d’un doigt blasé. Je me contorsionne, fais attendre les gens. Elle coulisse mal dans les anneaux serrés du jeans que j’ai enfilé à la va-vite ce matin. Il me faut trois bacs ; celui de l’appareil photo, du téléphone et des câbles, celui de la ceinture, de l’écharpe et du sac.

– Des liquides, batteries, objets contondants ?

Je n’ai rien mais je ne peux m’empêcher de me sentir coupable en pensant à ma crème pour mains, 5 ml, au fond de mon sac. Je dis non en souriant. Je pense « catch me if you can ».

Sur le tarmac avec Xl Airways, Roissy Charles de Gaulle

Sur le tarmac avec Xl Airways, Roissy Charles de Gaulle

Le Mexique, pays dangereux pour le tourisme ?

Dans la salle d’embarquement, l’entre-deux s’installe. Ni en France, ni au Mexique. Je n’y avais jamais pensé. Je veux dire penser suffisamment à ce pays pour que cela devienne une obsession avant d’être un voyage. Je n’ai sur moi aucune carte, aucun livre pour me situer dans l’histoire. Tout ce que je possède se trouvent dans ces dernières semaines ; du simple avertissement à faire attention aux recommandations sérieuses en cas de demande de rançon. J’ai assez voyagé pour savoir que l’on ne peut se battre contre des idées reçues. 16 millions de touristes ont visité le Yucatan en 2016. 178 morts par balle dans la région cette année là, très majoritairement des mexicains affiliés aux cartels. Ce qui m’inquiète davantage, comme à chaque voyage, ce sont ces images mentales qui m’habitent, m’empêchant de partir libre de tout cliché.

Sur le tarmac avec Xl Airways, Roissy Charles de Gaulle

Sur le tarmac avec Xl Airways, Roissy Charles de Gaulle

Des clichés sur le Mexique

Encore une fois, j’ai passé la douane trop tôt. J’embarque dans 45 minutes. Je suis déjà passée aux toilettes. Je me suis déjà coupée les lèvres sur une bonne cinquantaine de Pringles. J’ai mis du baume. J’ai bu du coca. J’ai remis du baume. J’ai observé en douce le groupe beaucoup trop bruyant d’à côté. Celui qui ponctue ses phrases par des « Holà muchachas » endossant grossièrement la couleur locale, celle qui rie aux éclats derrière un blond d’or. Celui, encore, qui patiente un peu plus loin, un enfant endormi sur les genoux et qui tient distraitement la main lâche d’une femme qui lit l »Histoire de l’Amérique latine et des Caraïbes ». Tous se valent. Tous dans la même carlingue fabuleuse de l’A330 dans quelques minutes, direction Cancun. Le tarmac est détrempé. Roissy dans la brume.

Sur le tarmac avec Xl Airways, Roissy Charles de Gaulle

Sur le tarmac avec Xl Airways, Roissy Charles de Gaulle

Je refais le tour de mon Mexique. La terre est blanche, friable, les bleus laiteux écrasés par le soleil. Il y aura des cactus et des cenotes, des vieilles pierres enlacées par des racines et des iguanes alanguis. Il y aura aussi les excès du tourisme, un Cancun que je ne veux pas voir, bourré de refrescos et d’hôtels surclimatisés où l’on ne dit jamais le prix d’un cocktail et le nombre de litres cubes d’eau qu’il faut pour faire pousser un golf au milieu du désert.

Cactus du Yucatan, Muna, Mexique

Cactus du Yucatan, Muna, Mexique

Paris – Cancun

Le pilote marque l’arrêt. Feu orange. Je regarde l’avion qui nous précède prendre le ciel. Il lève tellement d’eau que l’on dirait un cygne prenant son envol. Réacteur. Ca turbine dans ma tête. Que restera-t’il de l’héritage maya en dehors des temples ? Des plantations de sisal, des haciendas, de la volonté divine des conquistadors d’évangéliser le Mexique ? Des odeurs de rues, des fruits gorgées et des scènes de marché ?

Cireur de chaussures, Mérida, Mexique

Cireur de chaussures, Mérida, Mexique

Scotchée au hublot, je regarde la piste se dérober. Léger basculement de la tête, alarme. J’ai quitté le sol et par le hublot, une page blanche.

L’écran balance une carte d’Europe aux teintes surannées. Ostende, Brussels, Copenhagen. Le trait rouge relie lentement Paris à Dover.

Outside temperature : -79°F

Altitude : 36000 feet

Ground speed : 725 km/h

C’est assez fou de se dire qu’on vole, assez fou de se dire qu’on va au Mexique pour 549 euros aller/retour.  Emmitouflée dans mon plaid, j’étends les jambes. Première rangée, le siège est large. Pas vraiment l’idée que l’on se fait d’une compagnie low cost. Mon voisin a envie de parler. Etats-Unis. Malgré la frontière, malgré Trump, le Mexique reste-t’-il sous influence américaine ? Ou y’a-t’il comme un peu partout en Europe et ailleurs, une résurgence des cultures nationales ? L’hôtesse me tend les lunettes 3D que j’avais réservé. La voilà ma parenthèse. 11 heures de vol pour mettre à distance mes attentes, les clichés, et faire place à la surprise d’un Mexique que je m’apprête à rencontrer.


Informations complémentaires : 

J’ai effectué mon vol Paris-Cancun avec XL Airways, 549 euros aller/retour.

Bien que ce soit une compagnie low-cost, j’ai été agréablement surpris par leur prestation et notamment par :

  • la possibilité de réserver des sièges premiums pour plus de confort. Ils sont larges, très larges et une place supplémentaire pour les jambes permet de voyager vraiment confortablement,
  • les plateaux repas cuisine du monde. Spécialement concoctés par des chefs, ils prennent en compte les conditions drastiques appliquées aux plateaux repas en vol sans pour autant lésiner sur le goût. J’ai testé le plateau du monde oriental et je peux vous dire que mon mezzé n’avait rien à envier à certains autres de la capitale.
  • la location de Lunettes 3D Skylights. Si comme moi, vous aimez bien être dans votre bulle en vol, ces lunettes seront parfaites pour vous. Leur légèreté permet de vite les oublier et elles ont été spécialement conçues pour se croire devant un écran de cinéma. On ne se sent donc pas oppresser, immerger dans l’image mais à distance dans une salle noire. Au vu du prix (15 euros la location par vol avec une très large sélection de films), il serait bête de s’en priver.
  • La possibilité de regarder films et séries via le Cloud sur votre propre matériel (PC ou tablettes).

Ce voyage a pour but de découvrir les différentes facettes du Yucatan, celles que l’on connaît grâce à la popularité de Cancun et de la Riviera Maya, et celles que l’on connaît moins et que Marisol, directrice d’une petite agence de voyages mexicaine, Totonal, tient à me faire découvrir (je vous en parlerai plus amplement dans les prochaines articles car c’est une femme en or et sa démarche, plus que sincère, m’a énormément touché).

Pour ce voyage, nous avons également reçu le soutien de l’Office du Tourisme du Mexique et de XL Airways que je remercie chaleureusement d’avoir affrété un avion de ligne spécialement pour moi (laissez-moi rêver :-D)

Enfin, ce voyage n’aurait pas eu lieu sans le soutien inconditionnel et indéfectible d’Article Onze.

 

Qui suis-je ?

Les Baroudeurs

Spécialiste papilles et trek, elle marche pour nous de la Tasmanie à la Réunion et teste les voyages, les bons plans restaurants et les sports à la mode.

Ses voyages : Seule, à pied ou à vélo. Gros faible pour les immersions en communauté, les plats pimentés et les hauts sommets.

Zone de prédilection : l’Afrique et l’Asie

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